[58 av. JC] Romains contre Germains et la bataille de l'Ochsenfeld

Publié le par Histoire de la Bourgogne

http://www.ville-cernay.fr/site/iso_album/bataille-cernay_765x570.jpgArioviste considère que la Gaule Eduenne lui appartient. Il compte y retourner et met en route son armée et son peuple. Jules César craint cette avancée. Il ne veut pas qu'une fois installés, les Germains menacent la Gaule Transalpine. Il envoie des émissaires au roi Germain qui refuse de les voir. Il considère que les Romains n'ont pas à s'occuper d'une guerre entre lui et les Gaulois et ne veut pas retourner sur ses pas. Pour Arioviste, la Gaule Eduenne lui appartient et les Eduens, battus deux ans plus tôt, sont ses vassaux.

Jules César, face à ce refus n'a d'autres choix que d'affronter les Germains. Mais il ne veut pas déclarer lui-même cette guerre. Alors il provoque Arioviste en lui demandant de stopper les migrations des Germains, de libérer les otages Eduens et de ne provoquer ni les Eduens, ni leurs alliés. Il sait que sa demande sera refusée, ce qui est le cas, et ce sera pour lui, et pour le Sénat qui l'autorise à riposter si les Eduens sont menacés, une déclaration de guerre.

 

 

L'armée d'Arioviste, renforcée par des Suèves, marche sur Vesontio (Besançon), capitale des Séquanes. C'est le signal d'une provocation pour les Romains. Jules César arrive à Vesontio avant les Germains et y place une garnison. Mais les soldats Romains craignent ces Germains à la réputation flatteuse. Le camp des Germains est à 35km. Arioviste en profite pour demander une entrevue à César. Ce dernier lui fait les mêmes demandes qu'avant la guerre. La réponse Germaine est la même. Ces derniers proposent une alternative: diviser la Gaule en deux parties, le Nord aux Germains, le Sud aux Romains. Jules César refuse. Le rendez-vous diplomatique n'ira pas plus loin: la cavalerie Germaine menace la garde Romaine. Chacun regagne ses quartiers, et les avancent dans le cas d'Arioviste. Il ne reste que 9km entre les deux ennemis. Puis 3km le lendemain: Arioviste se rapproche couper le ravitaillement Romain.

 

 

Plusieurs batailles ont lieu entre les deux parties. Mais aucune ne sort victorieuse. Jules César avance son camp à son tour. Les Germains ont beau attaquer le chantier, rien n'y fait: les Romains se sont rapprochés! Les Germains semblent parfois prendre le dessus, mais n'arrivent pas aller jusqu'au bout. Chaque armée a perdu beaucoup de cavaliers.

 

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La bataille finale se prépare: Arioviste organise son armée par tribus, César déploie ses 35 000 hommes. Très peu face aux 60 000 Germains. Arioviste met des chariots autour du champ de bataille pour éviter à ses hommes de fuir.

Les Germains attaquent les premiers (image en début d'article), sur le côté droit de la ligne de soldats Romains. Ces derniers n'ont pas le temps de réagir et d'envoyer leurs armes de jet. Mais les Romains prennent le dessus. Alors Arioviste décide de renforcer l'aile gauche. Cette initiative permet de prendre de faire plier les Romains postés à cet endroit. Publius Crassus intervient à ce moment (photo du dessus). Il est le chef de la cavalerie Romaine. Sans recevoir d'ordre d'au dessus, il envoie la troisième ligne Romaine sur la gauche, là où les Romains prennent l'eau. Cette tactique militaire donne la victoire aux Romains. L'armée Germaine est massacrée, des femmes et des enfants aussi. 80 000 Germains perdent la vie mais pas Arioviste qui, blessé, est contraint de retourner de l'autre côté du Rhin avec les restes de son peuple. Mais sans ses femmes et ses filles laissées au vainqueur. La victoire Romaine est totale et l'armée s'installe à Vesontio sous le commandement de Titus Labienus. Les Romains restent donc sur les terres des Séquanes sans que César ne décide de garder ou restituer ses celles-ci.

 

 

Cette invasion déguisée va provoquer la colère de quelques peuples Gaulois, thème de mon prochain article.

Publié dans L'époque Gauloise

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